
Aujourd’hui je voudrais être tout sauf une femme. Aujourd’hui j’ai la déception de mon pays dans les talons, et les hauts le cœur sur le bord de la bouche.
La fédération des femmes du Québec (FFQ) http://www.ffq.qc.ca/ a cette fin de semaine décrété qu’elles étaient contre le fait qu’on légifère sur le port de signes religieux dans l’espace public. Une assemblée générale annuelle spéciale a été tenue alors qu’aucune législation prochaine ne rendait ce vote nécessaire.
J’apprécie la prise de position de Marie-Claude Lortie http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/?p=1552 et celui publié dans la presse d’aujourd’hui sous le titre La fédération de qui? La question se pose.
J’aime aussi le texte de Richard Martineau dans le Journal de Montréal du 11 mai Ces femmes qui courbent l’échine. « La fédération des femmes du Québec devrait changer de nom et s’appeler la Fédération des femmes soumises du Québec. ». Bien triste image Monsieur Martineau, mais tellement réelle aujourd’hui. Vous pouvez lire d’autre opinion de Richard Martineau http://martineau.blogue.canoe.ca/ .
Je ne suis pas impressionnée par contre par l’argumentaire de Michèle Ouimet dans sa chronique de la Presse Contre une loi http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/200905/12/01-855604-contre-une-loi.php . Votre texte Madame Ouimet m’a fait l’effet d’une douche froide. Je n’ai certe pas votre connaissance, ni votre talent pour l’écriture, mais je soulève tout de même certaines incompréhensions. Vous écrivez : « Imaginez, un seul instant, les avocats du gouvernement en train de coucher sur papier les modalités de la loi. Qu'est-ce qui est permis? » Pourtant vous ajoutez « Il ne faut pas dire oui à tout. La burqa et le niqab sont inacceptables. L'image de la femme voilée de la tête aux pieds choque et envoie un message intolérable de soumission », n’avez-vous pas justement mis le pied dans l’engrenage en décrétant cela? En jugeant qu’il y a une limite à ne pas franchir? Et pourquoi celle là? En quoi le voile envoie t’il moins l’image d’une femme soumise?
Je vous cite encore « Les musulmanes ne passent pas leur temps à revendiquer le droit de porter le voile. Bien au contraire. » Comment le pourraient-elles si même la Fédération des femmes préfèrent prendre le parti de la religion plutôt que celui des femmes? Comment pourraient-elles porter plaintes alors que certaines se font tuer et maltraiter pour avoir refuser de porter le voile?
Je suis en colère aujourd’hui, peut-être pas autant que des héroïnes comme Djemila Benhabib qui osent dénoncer la condition des femmes musulmane. Vous pouvez d’ailleurs lire (c’est un devoir!) J’accuse la FFQ de trahir le combat des femmes http://sisyphe.org/spip.php?article3300 .
Je ne saurais dire ce que je pense de la présidente de la FFQ, Michèle Asselin qui prétends que de porter le voile islamique pour une femme c’est « afficher sa liberté d’expression ». Je ne saurais que penser d’un organisme qui se veut et se déclare féministe et qui prétend que cette vision est féministe. Mais je peux dire qu’aujourd’hui je préfèrerais être chienne, vache ou chatte plutôt que femme. Parce que la Fédération des femmes du Québec a exclue ma voix, celle de ma fille, celle de mes sœurs, la voix de tant de femmes québécoises en votant de la sorte. Cet organisme qui a été fondé pour faire avancer la condition des femmes, pour contrer la violence, les inégalités et la discrimination envers les femmes, vient de poser un geste concret qui va à l’encontre de sa raison d’être.
Que vous soyez femme ou homme, je vous invite à contester cette décision. Non pas parce que comme le mentionne Michèle Ouimet « Le voile est un sujet délicat qui réveille le vieux fond de xénophobe des Québecois. » mais bien parce qu’il en va de la vie de certaines femmes, et que même si elles ne représentent que 1.5% de la population québécoise, leur voix n’est pas moins importante que la notre.
La fédération des femmes du Québec (FFQ) http://www.ffq.qc.ca/ a cette fin de semaine décrété qu’elles étaient contre le fait qu’on légifère sur le port de signes religieux dans l’espace public. Une assemblée générale annuelle spéciale a été tenue alors qu’aucune législation prochaine ne rendait ce vote nécessaire.
J’apprécie la prise de position de Marie-Claude Lortie http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/?p=1552 et celui publié dans la presse d’aujourd’hui sous le titre La fédération de qui? La question se pose.
J’aime aussi le texte de Richard Martineau dans le Journal de Montréal du 11 mai Ces femmes qui courbent l’échine. « La fédération des femmes du Québec devrait changer de nom et s’appeler la Fédération des femmes soumises du Québec. ». Bien triste image Monsieur Martineau, mais tellement réelle aujourd’hui. Vous pouvez lire d’autre opinion de Richard Martineau http://martineau.blogue.canoe.ca/ .
Je ne suis pas impressionnée par contre par l’argumentaire de Michèle Ouimet dans sa chronique de la Presse Contre une loi http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/200905/12/01-855604-contre-une-loi.php . Votre texte Madame Ouimet m’a fait l’effet d’une douche froide. Je n’ai certe pas votre connaissance, ni votre talent pour l’écriture, mais je soulève tout de même certaines incompréhensions. Vous écrivez : « Imaginez, un seul instant, les avocats du gouvernement en train de coucher sur papier les modalités de la loi. Qu'est-ce qui est permis? » Pourtant vous ajoutez « Il ne faut pas dire oui à tout. La burqa et le niqab sont inacceptables. L'image de la femme voilée de la tête aux pieds choque et envoie un message intolérable de soumission », n’avez-vous pas justement mis le pied dans l’engrenage en décrétant cela? En jugeant qu’il y a une limite à ne pas franchir? Et pourquoi celle là? En quoi le voile envoie t’il moins l’image d’une femme soumise?
Je vous cite encore « Les musulmanes ne passent pas leur temps à revendiquer le droit de porter le voile. Bien au contraire. » Comment le pourraient-elles si même la Fédération des femmes préfèrent prendre le parti de la religion plutôt que celui des femmes? Comment pourraient-elles porter plaintes alors que certaines se font tuer et maltraiter pour avoir refuser de porter le voile?
Je suis en colère aujourd’hui, peut-être pas autant que des héroïnes comme Djemila Benhabib qui osent dénoncer la condition des femmes musulmane. Vous pouvez d’ailleurs lire (c’est un devoir!) J’accuse la FFQ de trahir le combat des femmes http://sisyphe.org/spip.php?article3300 .
Je ne saurais dire ce que je pense de la présidente de la FFQ, Michèle Asselin qui prétends que de porter le voile islamique pour une femme c’est « afficher sa liberté d’expression ». Je ne saurais que penser d’un organisme qui se veut et se déclare féministe et qui prétend que cette vision est féministe. Mais je peux dire qu’aujourd’hui je préfèrerais être chienne, vache ou chatte plutôt que femme. Parce que la Fédération des femmes du Québec a exclue ma voix, celle de ma fille, celle de mes sœurs, la voix de tant de femmes québécoises en votant de la sorte. Cet organisme qui a été fondé pour faire avancer la condition des femmes, pour contrer la violence, les inégalités et la discrimination envers les femmes, vient de poser un geste concret qui va à l’encontre de sa raison d’être.
Que vous soyez femme ou homme, je vous invite à contester cette décision. Non pas parce que comme le mentionne Michèle Ouimet « Le voile est un sujet délicat qui réveille le vieux fond de xénophobe des Québecois. » mais bien parce qu’il en va de la vie de certaines femmes, et que même si elles ne représentent que 1.5% de la population québécoise, leur voix n’est pas moins importante que la notre.

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